jeudi 29 septembre 2011

Controverse... donc moi un dernier verre... de terre

Le Laboureur et La Mort
Redisons le une bonne fois chers amis novices de l'agriculture :
Non, le blanc bleu belge n'est pas piqué aux hormones, il s'agit d'une race naturellement plus musclée, et sélectionnée sur ce critère, comme une vache à lait sur la production de lait. Non, les agriculteurs ne se gavent pas de primes européennes, ces dernières assurent juste que votre cadis moyen en fin de mois ne pèse pas le double dans votre budget. Oui, c'est mieux de supporter les circuits courts, et non ça ne sera pas une solution pour les gens qui n'ont pas de bagnole.
Oui les animaux représente une part importante de l'effet de serre, mais aussi votre alimentation, et non le soja sudaméricain n'est pas une solution à la faim dans le monde, même si on aime pas la viande ou le lait. Cette culture est la source du pire esclavagisme moderne, pensez y avant de boire un litre de lait de soja au lieu de lait de vache.
Question : si les animaux n'étaient pas élevés, que pensez vous qu'il y aurait dans toutes ces prairies qui font nos paysages wallons?
Question : Qui coûte moins cher en effet Carbone? Un litre de lait de soja ou un litre de lait produit avec de l'herbe du pays de Herve, elle même puits de carbone?

Bref, écouter moins la télé ne rends pas moins con si on ne va pas rencontrer les gens qui tourne cette terre pour nous nourrir...
Posez vous cette question : Combien coûtera notre panier de course lorsqu'il n'y aura plus d'animaux d'élevage et d'agriculteurs en Europe ou en Belgique?

jeudi 7 avril 2011

Démocrazy

Petite comparaison entre démocraties :

- Etats-Unis - 300 millions d'habitants, 100 sénateurs et 435 représentants

- France - 60 millions d'habitants, 350 sénateurs et 577 députés.

- Belgique presque 11 Millions d'habitants :
L'assemblée plénière du Sénat (au complet) compte 71 sénateurs,
dont 40 sénateurs élus directs, 21 sénateurs désignés par les parlements de communauté et 10 sénateurs cooptés. Il faut y ajouter les sénateurs de droit. Actuellement, S.A.R. le prince Philippe, S.A.R. la princesse Astrid et S.A.R. le prince Laurent ont prêté serment en tant que sénateur de droit.

Parlement fédéral : Députés actuels - 150 membres
Parlement Régional Flamand : 124 membres
Parlement Régional Wallon : 75 membres
Parlement régional Bruxellois : 89 membres
Parlement du la communauté germanophone : 25 membres
Parlement de la communauté francophone : 72 membres

= 535 parlementaires

Je me sens mieux défendu et écouté du coup!

mardi 1 mars 2011

Législation vétérinaire du médicament



Pas facile de soigner nos vaches!

Le marasme législatif ambiant est complexe concernant l'utilisation du médicament chez les espèce destinées à la production alimentaire. Aussi, je me suis fait une petite fiche :

Texte fondamental 470/2009
qui remplace le 2377/90 et ses 4 annexes

1. LMR décrite
2. Pas besoin de LMR
3. LMR temporaire
4. Interdits

par 2 annexes

1. LMR décrite ou réputée non obligatoire
2. Substance interdites

Annexe des médicaments 2010 (à mettre à jour)


Le site de l'EMA-vétérinaire (pas toujours à jour...) organisme européen équivalent de l'AFMPS nationale


L'AFMPS
http://www.fagg-afmps.be/fr/veterinaire/

lundi 10 janvier 2011

Sélénium et Insuline



Dans le cadre de recherches documentaires effectuées avec les critères "Sélénium AND Insuline" (Pubmed, ISIwok ou Googlescholar), la littérature renvoie à de riches expériences menant aux conclusions suivantes :

1) Le sélénium comme la vitamine E sont des activateurs de la synthèse d'insuline par les ilots Béta. Une carence sévère de l'un ou de l'autre ou des deux entraine une hyposécrétion d'insuline
Asayama K, Kooy NW, Burr IM. Effect of vitamin E deficiency and selenium deficiency on insulin secretory reserve and free radical scavenging systems in islets: decrease of islet manganosuperoxide dismutase. J Lab Clin Med. 1986 May;107(5):459-64.
2) Le sélénium est une molécule insulino-mimétique au niveau du tissus adipeux, son absence se traduit par une diminution de l'activité de l'insuline sur la Betaoxydation des acides gras.
Emma Heart,Chin K. Sung PhD Insulin-like and non-insulin-like selenium actions in 3T3-L1 adipocytes Journal of Cellular Biochemistry Volume 88, Issue 4, pages 719–731, 1 March 2003

SI l'on rajoute à ce faisceau de présomption les connaissances acquises en médecine bovine qui mettent en évidence que :
-La carence en Se se traduit par un syndrome du veau mou ou un syndrome d'immaturité pulmonaire (SDRA) ou une macroglossie ou des myopathie de la langue, des muscles rachidiens et du myocarde
-Parfois cette carence a tendance à prendre toutes ces formes ou en associations
-En outre cette carence entrave l'absorption active des IgG au niveau intestinal dans les 1ères heures de vie.

Il est clair que tant sur le plan fonctionnel (Têtée/musculaire/pulmonaire), qu'immunitaire (transfert IgG/efficacité des PMN) et métabolique (glycémie/insulinémie), cette carence peut répondre à un ensemble de syndromes associés à des difficultés de "démarrage" des veaux hyper-viandeux.

Pour en savoir plus sur les effets insulino-mimétiques : http://www.springerlink.com/content/j2twjx0tbfnrhagl/

mercredi 20 octobre 2010

La démocratie de celui qui crie le plus fort...

En réponse à un commentaire sur le billet
http://recteur.blogs.ulg.ac.be/?p=542

Chère Katia de Halleux,

Mon métier et ma conviction profonde sont la pratique de l'art vétérinaire et humblement son enseignement. J'ai le bonheur de les pratiquer au sein de l'université, dans un poste d'assistant en clinique des ruminants.
Je suis très triste de la tournure que prennent les évènements, mais je n'ai pas peur de l'avenir, ni honte de mes choix.

Nous enseignons tous les jours, à une foule d'étudiants toujours plus nombreuse, que semble oublier nos patrons au sein de cette institution. Nous tentons à chaque jour en clinique d'impliquer les étudiants dans ce métier passionnant et prenant qu'est la pratique d'une médecine teintée de science et de bon sens. A la frontière entre ces deux monde né l'Art, comme on nous appelle encore dans certaines campagnes wallonnes : "l'artiss'".

Si j'ai dit que la vie parascolaire pouvait-être discriminante, je le pensais, mais à la mesure qu'il y a de la différence entre un jeune scout et un autre qui ne connaitrait pas les mouvements de jeunesse. L'aspect festif des folklores estudiantins, ce incluant le baptême vétérinaire, est dense et parfois dur à suivre tant la fête y est intense, il n'en reste pas moins restreint à la sphère privée après un choix strictement personnel. A ma connaissance, on ne donne pas cours à 3h du matin dans le Carré autour de quelques chopesss ;) .

Il est clair que toute cette pagaille doit probablement t'inquiéter, mais rassure toi, il y a bien plus d'étudiants sincèrement fiers et heureux de leur formation au royaume de Belgique car la faculté de médecine vétérinaire est encore la seule école francophone en Europe ouverte à tous, sans discrimination à l'entrée. Ce qui n'est pas sans mal puisque le nombre d'étudiants y est désormais trop grand. Ce sont des études néanmoins difficiles, et certains d'entre nous ont choisi le folklore pour passer cette vie d'étudiant!

Nous faisons donc tout notre possible pour enseigner cette médecine pluridisciplinaire et riche de plusieurs espèces. Je ne suis pas moins fier de mon choix folklorique, cependant je pense que il y a beaucoup plus grave dans la vie que cette excitation dont certains semblent faire le centre de leurs préoccupations.

L'actualité est riche de sujets passionnants à débattre, et je suis convaincu que nous devons discuter de ce problème de sensation de discrimination ou de propos offensants. Cependant, il convient vraiment de savoir s'il est fondé, et si il a l'impact que l'on dit sur ces études.

Sincèrement, nous sommes quelques générations d'étudiants à avoir souhaité changer le cours de nos études et l'avenir de notre métier, cela ne nous a pas empêché de bien rire et de partager la découverte d'un folklore étudiant. Et personnellement, je considère qu'il n'y a pas de différence au niveau du boulot entre les étudiants folkloristes ou pas. C'est une autre sphère, riche certes, mais différente. Avec des règles, rigolotes ou absurdes, que chaque faculté ou école dotée d'un folklore partage plus ou moins, tout en étant certaine qu'elle dominera le monde de la guindaille l'année prochaine!

A toi de vivre ton expérience de ces études, et de vivre ta passion pour la médecine des animaux. Pour ce qui concerne le reste (la futilité potache et les apprentissages de la vie extra-universitaire) ne laisse personne, si enfiévré par la haine soit-il, te dicter ta conduite pour le choix de ta vie étudiante.

Bien à toi!

mardi 24 août 2010

Les chiens,

Les chiens dérangent.
Enfin… c’est surtout qu’ils me font peur.
L’autre jour, alors que j’examinais un enfant, ils se sont battus si violemment que je fus surpris par l’absence de réaction des spectateurs.
Une habitude peut être...
...sûrement.

Une morsure est pourtant si vite arrivée;
D’autant plus que de jeunes enfants se trouvaient juste à côté de la meute en furie.
Je les regarde se comporter afin de mieux m’en méfier.
Ils se suivent pour se renifler.
Souvent, ils se défient, défendent leurs territoires.
Ils sont parfois de sérieux prétendants,
Et ils le font savoir.

Aucun d’eux ne se ressemble. Ils sont croisés;
Des bâtards, qui rodent…
Témoins de l’absence de leurs anciens maîtres,
Pleurant leurs solitudes si désespérantes.
Quand ils se battent, c’est rarement en duel.


Celui qui se retrouve écrasé par le groupe souffre, en général, des plus dures attaques.
La violence me choque,
Et celle des chiens ne semble pas avoir de limites.
Quelle dure logique que de reproduire les coups que leur portent les hommes.


On les bat, à coups de corde, de botte.
On les trempe à seau d’eau.
On les affame...
Mais cela ne suffit à les chasser.
D’ailleurs, où pourraient-ils bien aller ? Il n’y a rien aux alentours.

Alors ils rodent, sans but…
Ils essaient bien de s’approcher mais c’est sans compter sur les hostilités que cela suscite.
Leurs peaux dessinent leurs montures osseuses, qui cassent parfois de tant se battre.
Les parasites les rongent, infectant leurs chairs dures comme la peur qui les maintient.
Leurs cris traduisent rage ou douleur…


Ils me font peur…

Dans une petite école où nous travaillions la semaine dernière, je pus lire, peinte en rouge, cette courte phrase : « comprendre c’est pardonner ».
Elle a raisonné en moi. Je l'ai trouvé juste.
Les chiens continuèrent de roder ce jour-là.
Il était tard. La journée avait été éprouvante.
Je les regardais.


Quand l’un d’eux s’approcha de moi.
Je ne bougeai point car il avait l’air tout à fait inoffensif, et la façon dont il vint ne dénota aucune agressivité.
Il leva la tête et nous nous regardâmes quelques secondes.


Je fus alors consterné de voir en son regard un soupçon d’humanité.

Serions-nous comme ces chiens qui se battent ?

Nicolas Garceran

samedi 22 mai 2010

Agriculture européenne




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mardi 11 mai 2010

"Ô temps suspend ton vol"

Qu’il est amusant de contempler les fourmis,
Affairées et minutieuses, ardentes à l’ouvrage.
Quel monde incroyable, quels formidables bâtis,
Poussières sont ces petites mains sans age.

L’enfant verse son verre d’eau, et l’orage nait,
Quand à son père, sa cigarette enflamme leur monde.
Futiles et éthérées sont les constantes de cette mappemonde,
Nous les pulvérisons sans un regard de regret.

Ouvre ton esprit, petit d’homme à ces peuples,
Ceux qui vivent au plus près des éléments parfois furieux,
Ceux qui savent que l’océan et la terre impérieux
Peuvent rappeler cet univers, même à leur fervents disciples.

Quelles est drôle cette fourmilière, agitée en tout sens,
Qui le temps d’un souffle, apprend la vie avec obéissance…

mardi 13 avril 2010

Vie étudiante

En réponse à ce commentaire :

http://recteur.blogs.ulg.ac.be/?p=542#comments

Au diable les défenseurs du verre à moitié vide, dirent les partisans du verre à moitié plein. Vaine querelle que celle des myopes au pays des presbytes lorsque ces derniers tentèrent de faire incursion chez les amblyopes.

Alors que les loups se disputaient le morceau de chiffon de la vie étudiante, une cohorte d’oiseaux de proie cru bon de se mêler à la bagarre… Pensant qu’elle fut un instant sérieuse.

Cher monsieur Tapi, fusse ce nom non révélateur d’un certain « anonymisme » maladif; quelles sont belles ces phrases arguant l’horreur du modèle vétérinaire folklorique. Il faut raison garder l’ami, car à force de chercher l’aplanissement des différences de point de vue, on finira tous par devenir cons comme des manches.
Que les différences au sein de la faculté concernant des activités folkloriques et des soirées organisées par des comités folkloriques existent, on ne peut en disconvenir (pour mémoire, les sociétés régionales ne sont pas des commissions de la générale, et pour ces dernières nombres sont celles qui ont un fondement essentiellement folklorique). Que ces différences empêchent les étudiants de faire leur vie, je pense que le bouchon avance un pont trop loin.

Vous semblez critiquez la SGEMV, mais je serais curieux de connaitre votre parcours en tant que représentant étudiant ou organisateur d’évènements dans notre faculté. Cela ne me gène plus de le dire après quelques années passées à nettoyer les fins de soirées et prendre partie pour la mouvance étudiante : La vie étudiante n’est pas un du, elle se fabrique!

Il ne sert donc, à rien de tenter de jouer au paranoïaque de service en argumentant sur le parti pris supposé des doyens, pourquoi pas du recteur tant qu’on y est? Au bout d’un moment, lorsque les ennemis sont partout, il faut faire son autocritique. Liberté ne signifie pas qu’avoir Droit, mais plus souvent Devoir.

Enfin au sujet de l’Élite, je vous invite à bien étudier cette question, car les Élites dont vous parlez sont des femmes et des hommes issus de groupes étudiants qui ont été, sont et demeurent souvent sélectifs à l’entrée. Je vous invite à rencontrer les étudiants organisateurs de la Course croisière EDHEC (plus gros évènement sportif étudiant d’Europe), ou encore les Faluchards et autres carabins. Tous entretiennent un certain folklore ou mythe autour de leurs « sociétés ». Mais au delà de l’aspect purement étudiant de ces folklores, il faut y voir la perpétuation de rites potaches inspirés du métier qui sera exercé in fine.
Le rituel est une partie indivisible de la psyché humaine (Religere-Religare), mais je suis certain que d’autres étudiants d’autres facultés expliqueront cela mieux que moi (Cfr. Le sentiment religieux, les sociétés secrètes, les associations caritatives et autres « service club »).

Si vous ressentez un honte à l’égard de votre curriculum en Belgique, c’est ma foi triste, mais nous sommes nombreux à ne pas ressentir cela. Les études vétérinaires forment des cadres sociétaux veillant à la santé publique et au bien-être social de leurs congénères. Il s’agit d’une tache qui nécessite le « feu sacré », j’en veux pour preuve la passion qui anime les confrères, même lorsqu’ils sont rémunérés en deçà du tarifs horaire d’un plombier pour une intervention de nuit après 6-10 ans d’études universitaires.
Il s’agit bien évidemment d’un autre débat, mais je suis persuadé qu’il existe un lien entre ces coutumes rassembleuses, souvent jalouses de leur héritage et les réalités acérées du métier.

Laissez donc bien loin les idées reçues selon lesquelles les académiques « protègent » les baptêmes, car le plus souvent nous menons d’âpres négociations pour les modalités, les horaires ou encore les locaux de ces « guindailles ». Chaque incident (même stupide) peut mettre à mal 180 ans de traditions, la pression est donc importante et c’est un combat de tous les instants. Il y a quelques semaines avait lieu les 150 ans de la Penne à Liège, et les baptisés liégeois se sont retrouvés grâce à la volonté de quelques uns en communion avec des sociétés folkloriques françaises venues pour l’occasion, ainsi que d’éminents professeurs d’histoire et de sociologie.

Si c’est vrai que le baptême est discriminant au point de vue de la vie parascolaire, il n’est pas différent d’un droit d’entrée dans un club de tennis. Et comme l’a très bien dit Denis Bedoret, il faut parfois mouiller le maillot pour être fier de cette longue histoire de vétérinaire. Enfin, aucune pression d’aucune sorte ne s’exerce sur un Doyen de faculté hormis peut-être celle du recteur ou du conseil de faculté. Pour votre information, les unions professionnelles comme l’UPV sont des syndicats dont l’appartenance est volontaire, et jusqu’à un époque récente, les vétérinaires chargés du contexte académiques (profs et assistants) n’étaient pas obligé d’être inscrit au tableau de l’ordre.

Je vous invite à prendre du recul, car après avoir fréquenté 4 universités, je n’ai jamais rencontré une vie parascolaire aussi dynamique que celle des étudiants liégeois (tous confondus). Il y a donc encore des postes à pourvoir dans la guindaille, qu’elle soit folklorique ou non. Le plus important est de se souvenir que la vie étudiante n’est pas un du, mais qu’elle est construite par les étudiants…